ALHPI
VIE ASSOCIATIVE
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Les bénéficiaires
Les personnes en situation de handicap psychique, du fait des conséquences de leur maladie, dans leur environnement.
Handicap psychique
"Le handicap psychique se définit plus particulièrement par une atteinte d'une pathologie mentale avérée, c'est-à-dire diagnostiquée et confirmée. Les antécédents et le pronostic laissent à penser qu'il s'agira d'une maladie à longue évolution. Ces pathologies chroniques, même lorsqu'elles sont stabilisées, génèrent des conséquences de l'ordre de l'incapacité et du désavantage que l'on peut définir comme handicap psychique." Extrait de le Charte du RéHPI, réseau Handicap Psychique de l'Isère, dont l'ALHPI est membre fondateur.
Ce handicap n'est pas la conséquence d'une déficience innée, ce qui correspondrait à un autre type de handicap, très différent : le Handicap Intellectuel. Ces deux catégories ont longtemps été confondues sous le terme de Handicap Mental.
Le Handicap Psychique est la conséquence de maladies chroniques de types psychoses schizophréniques ou maniaco-dépressives, survenues au cours de l'existence, souvent à l'adolescence ou au début de l'âge adulte.
La majorité des personnes qui sont atteintes par ce type de troubles, peuvent être "stabilisées" sur le plan médical, mais gardent des séquelles profondes. Il n'y a pas de déficiences intellectuelles permanentes, mais un handicap comportemental et affectif, se traduisant par des difficultés à acquérir ou exprimer des habiletés psychosociales. S'ensuivent des déficits d'attention et des difficultés à élaborer et suivre un plan d'action et une alternance d'états calmes et tendus."
Historique de la prise en charge du handicap psychique
Il y a un siècle, la psychiatrie était un monde fermé et autosuffisant, les patients étaient exclus de la société, car parqués dans les asiles. Les découvertes pharmacologiques ont permis d’apaiser les souffrances et d’entrevoir d’autres alternatives de vie hors de l’hôpital. Au début des années 80, la France a fait le choix politique d’organiser la psychiatrie en secteurs géographiques et de créer les CMP, donc d’amener les soins en ville.
Sortir de l’hôpital implique de trouver ou retrouver une place dans la société. Par conséquent, différents modes d’accompagnement se sont développés (SAVS, SAJ, centres de réadaptation au travail…).
L’ouverture des portes de l’hôpital a posé de nouvelles questions. La psychiatrie qui était affaire médicale s’est peu à peu confrontée à la société et aux difficultés d’intégration en tous genres. Les familles des usagers se sont organisées en association pour faire entendre leurs voix et demander des services adaptés aux nouveaux besoins. Les travailleurs sociaux ont apporté leur savoir faire en terme d’accompagnement dans la cité et d’intégration.
Les mondes du soin, des familles et du social ont appris à se connaître . A l’heure du partenariat, des réseaux, ils travaillent en collaboration malgré certains désaccords et des points de vue assez différents.
Dans ce contexte, la notion de droit des usagers et de leur participation a fait son chemin. Elle a été clairement définie comme une priorité par la loi du 2 février 2002 réformant l’action sociale et médico-sociale, et plus récemment par la loi du 11 février 2005 .
L’idée de donner sa place, d’entendre la parole de l’usager est maintenant au cœur du débat. Des associations nationales d’usagers se sont créées , ex : la FNAP-Psy ( Fédération Nationale des Associations de Patients et ex Patients de la Psychiatrie) et Advocacy, ou locales comme les GEM. Elles veulent se faire entendre partout dans la cité.
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