DEFINITION DU
HANDICAP PSYCHIQUE
"Le handicap psychique[1]
se définit plus particulièrement par une atteinte d'une pathologie mentale avérée,
c'est-à-dire diagnostiquée et confirmée. Les antécédents et le pronostic
laissent à penser qu'il s'agira d'une maladie à longue évolution. Ces
pathologies chroniques, même lorsqu'elles sont stabilisées, génèrent
des conséquences de l'ordre de l'incapacité et du désavantage que l'on
peut définir comme handicap psychique."
Ce handicap n'est pas la conséquence d'une déficience innée, ce qui
correspondrait à un autre type de handicap, très différent: le Handicap
Intellectuel. Ces deux catégories ont longtemps été confondues sous le terme
de Handicap Mental.
Le Handicap Psychique est la conséquence de maladies chroniques de types
psychoses schizophréniques ou maniaco-dépressives, survenues au cours de
l'existence, souvent à l'adolescence ou au début de l'âge adulte.
La majorité des personnes qui sont atteintes par ce type de
troubles, peuvent être "stabilisées" sur le plan médical,
mais gardent des séquelles profondes. Il n'y a pas de déficiences
intellectuelles permanentes, mais un handicap comportemental et affectif, se
traduisant par des difficultés à acquérir ou exprimer des habiletés
psychosociales. S'ensuivent des déficits d'attention et des difficultés à
élaborer et suivre un plan d'action et une alternance d'états calmes et
tendus."
| HANDICAP MENTAL | HANDICAP PSYCHIQUE |
| Apparaît à la naissance | Apparaît à l’adolescence ou l’âge adulte |
| Déficience durable | Capacités intellectuelles souvent intactes |
| Soins médicaux peu fréquents | Soins médicaux indispensables |
|
Grande
stabilité |
Evolution fréquente |
HISTORIQUE DE LA PRISE EN
CHARGE DU HANDICAP PHYCHIQUE
Il y a un siècle, la
psychiatrie était un monde fermé
et autosuffisant, les patients étaient exclus de la société car parqués
dans les asiles. Les découvertes pharmacologiques ont permis d’apaiser les
souffrances et d’entrevoir d’autres alternatives de vie hors de l’hôpital.
Au début des années 80, la France a fait le choix politique d’organiser la
psychiatrie en secteurs géographiques et de créer les CMP, donc d’amener
les soins en ville.
Sortir de l’hôpital implique de trouver ou retrouver une place dans la société.
Par conséquent, différents modes d’accompagnement se sont développés
(SAVS, SAJ, centres de réadaptation au travail…).
L’ouverture des portes de l’hôpital a posé de nouvelles questions. La
psychiatrie qui était affaire médicale s’est peu à peu confrontée à la
société et aux difficultés d’intégration en tous genres. Les familles
des usagers se sont organisées en association pour faire entendre leurs
voix et demander des services adaptés aux nouveaux besoins. Les
travailleurs sociaux ont apporté leur savoir faire en terme
d’accompagnement dans la cité et d’intégration.
Les mondes du soin, des familles et du social ont appris à se connaître . A
l’heure du partenariat, des réseaux, ils travaillent en collaboration malgré
certains désaccords et des points de vue assez différents.
Dans ce contexte, la notion de droit des usagers et de leur participation a
fait son chemin. Elle a été clairement définie comme une priorité par la
loi du 2 février 2002 réformant l’action sociale et médico-sociale, et
plus récemment par la loi du 11 février 2005 précédemment citée
Un quatrième groupe est en train de prendre sa place au sein du débat autour
de la psychiatrie .
L’idée de donner sa place, d’entendre la parole de l’usager est
maintenant au cœur du débat. Des associations d’usagers commencent à naître
(ex : la FNAP-Psy) et veulent se faire entendre.
LOI 2005
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RECONNAISSANCE
DU HANDICAP PSYCHIQUE
« Constitue un handicap, au sens de la présente loi, toute limitation d’activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d’une altération substantielle, durable ou définitive d’une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d’un polyhandicap ou d’un trouble de santé invalidant. »
Source : Ministère de la Santé et des Solidarités (11/04/2006)
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DEFINITION
DES DROITS FONDAMENTAUX
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la lettre N° 9 page 3